29/12/2007

46. Du sol au ciel de ton état tout n'est que gel



Je me sens doucettement rentrer dans une petite dépression hivernale, je veux dire plus poussée que le malaise qui me tient en permanence (en révisant l'année dernière, j'avais un bouquin de psychologie qui listait les symptomes de la dépression. J'en avais 5 sur 8, ce qui était le stade borderline. J'ai eu peur un peu). Les vacances sont beaucoup moins drôles, vues de ce côté là de Noël. J'hiberne gentiment, je ne sors presque pas de ma chambre à part pour regarder des films ringards à la télé, le seul air frais que je respire c'est en fumant à la fenêtre. Joies de la campagne, habiter à huit kilomètres de toute civilisation (et encore, primaire) et ne pas avoir le permis. Je me complais dans l'idée que c'est de leur faute, qu'ils n'ont qu'à m'appeler pour me voir. Le fait est qu'on m'appelle, je ne réponds pas, j'écoute les messages tout de suite après, on voulait me voir. Je ne sais toujours pas pourquoi je fais ça, par périodes, cette fuite générale, cet enlisement en moi-même, dans mes petites angoisses adolescentes que j'entretiens précieusement. Je dois avoir ce culte du spleen parce que je trouve ça beau, encore, ça et l'amour, mais lui j'ai toujours été incapable de le ressentir, alors je me sens vivante par l'autre moyen. En le sublimant par des heures de musique qui vont avec.
Voir les Chansons d'amour, et le revoir déjà plusieurs fois en quelques jours, n'a pas du arranger les choses.



Au niveau le plus superficiel de tout ça (au sens surface, pas futile), je suis à nouveau célibataire (cf plus haut, je désespère d'arriver un jour à ne pas fuir tout engagement), mes partiels sont dans un peu plus d'une semaine, je ne sais RIEN, deux jours après la fin y a la prochaine panik qui promet d'être bien, autant hâte de parler fidélité et cuisine avec Pharrell que de revoir Brodinski dans son déhanché du diable, et puis après c'est trop loin pour y penser sans avoir peur.
A part ça, le vide.

Non mais ça ira mieux demain.

4 commentaires:

elen a dit…

ou bien demain ça n'ira pas mieux, mais demain te rapproche des partiels qui eux meme te rapprochent de la fin des partiels qui eux meme te rapprochent de la fin des etudes et qui en fait me font arreter de parler du sujet car on peut tres rapidement en arriver a la mort
et ça va etre bien triste ça encore

antoine a dit…

mais heu comment dire....fin jsai pa mais...cest a dire que... fin té célibataire en fait?

Antonia a dit…

Quand on va pas super, la BO des Chansons d'Amour c'est pas le mieux, j'ai testé :)
Anyway, petit tony il était mimi quand même ! Non ? ah.

Mélanie. a dit…

Fuir, fuir, fuir.
J'ai eu l'impression de me lire, avec une meilleure plume. T'as reussi à transcrire quelque chose que je n'ai jamais reussi à dire ou à écrire. Jamais. C'est assez fou enfaite. Je fais pareil parfois, je ne réponds pas, je laisse sonner et j'écoute. Parfois j'éteinds pendant plusieurs jours même. Pour etre spleen tranquille et me complaire dedans.
Et je regarde des films et des series, et je fume. Et je suis seule. Et je ressens le spleen pck je ne peut pas ressentir l'amour. Et parfois je fuis. Je fuis parce que c'est mieux de fuir. C'est plus facile, pas d'explication à donner rien. Fuir. Fuir et on verra plus tard.

Excuse ce commentaire qui ne sert à rien. J'ai juste été très émue de ton article.


Bonne Année en avance.

xxx