27/08/2008

85. De romances nerveuses


Allez, je vais me faire violence pour pas mettre douze morceaux/remixes de 8 minutes de house qui fait planer, mais pour votre gouverne j'écoute QUE ÇA depuis des semaines, Dieu = Fred Falke, Alan Braxe, Lifelike, Kris Menace, Jacques Lu Cont/Stuart Price/whatever, Benjamin Diamond, Gui Boratto, Superpitcher/M. Mayer eutécé. Mais bon.

1) Bloc Party - Zephyrus
2) Damien Saez - Killing the lambs
3) Danger ft Vyle - 00h00
4) The Sugar Plum Fairy Pr. - Picture (myspace rip)
5) The MFA - The difference it makes
6) Ladyhawke - Dusk till dawn

1) Vous savez comment ça fait, on écoute un nouvel album d’un bout à l’autre, un ou plusieurs morceaux font arrêter ce qu’on fait en même temps pour mémoriser le titre parce que sortant du lot, c’est celle-ci pour Intimacy (comme toujours avec Bloc Party, la majorité du disque me laisse froide). Je l’écoute sans arrêt depuis, le rythme et les choeurs ont assez de puissance pour ressortir après un single dément comme Mercury.
2) J'ai lu que Saez avait enregistré un album rock et en anglais avant de faire Paris-Machin-L'Alhambra (rappel, l'album en français potentiel déprime 666 que j'ai même pas daigné télécharger), et qu'il va le sortir bientôt. OUAIS ! Moi qui me demandais pourquoi il nous avait sorti une démo formidable comme Killing the lambs juste avant alors qu'elle était pas du tout comme Paris, j'espère bien qu'elle augure de ce prochain album.
3) Ça faisait 6 mois que je regardais cette vidéo pour le début du set (en essayant d‘ignorer les commentaires de fête foraine), la voilà sur BAF, mais bon, je préfère toujours la version vidéo, ce début est fabuleux.
4) Je crois que deux choses sont devenues connues en sortant de Tours récemment: Harry Roselmack (surtout) et Sugar Plum Fairy (un peu) si vous voulez mon avis les notoriétés devraient être inversées. Allez un peu écouter comment c'est beau (à plus forte raison si tu aimes Aaron tu te rues), rien qu'avec les 4 chansons du player ils devraient être vénérés.
5) Dans vos (bonnes, merci d’ailleurs) suggestions de morceaux d‘il y a quelques temps, la palme d’or de la claque va à Electron, mercimercimerci pour ça, ça doit être très connu et vieux sans doute mais oh mon dieu, je crois qu’à partir de 3’55 c’est la quintessence du genre de trucs que j’ai écouté de plus en plus (cette tournure est fort lourde) cette année, genre DONT AUQUEL je vous ai entretenu plus haut.
6)
Ladyhawke occupe une raisonnablement bonne place dans la liste des filles-que-je-voudrais-être, ces filles belles + cools + produisant musique/films de bon goût, que je hais et que j’aime à la fois, bref, Ladyhawke est jolie, Ladyhawke a de super beaux cheveux, Ladyhawke est à la mode, Ladyhawke fait des jolies chansons qui mettent de bonne humeur avec des supers artistes, y en a comme ça qui ont tout.

The end.


Photo par Leila Mendez.

23/08/2008

84. Bon, c'était bien joli.


Mais j'ai froid maintenant, qu'est-ce que j'ai froid.

Chaque année c'est plus intense, m'éloigner de tout pendant longtemps me fait réaliser qu'internet me fait plus de mal que de bien au final. Je met une semaine à être sevrée, et après j'ai l'impression que ma pensée se libère, s'élargit (nan mais en vrai en plus) et je suis moins passive et défaitiste aussi.

Bien, maintenant je vais saborder tout le beau travail accompli en commençant par aller lire trois semaines de hipster runoff en retard.

02/08/2008

83. "Love theme original mix"


Bon, here comes le post de l’au revoir, je pars demain en Croatie (avec incursion en Bosnie, trop peur) pour +/- trois semaines. D’aucun me disent « aaaaah à ton âge tu pars encore avec ta famille » ben ouais mec j’ai toujours pas le permis ni les fonds pour partir on my own où je veux (surtout qu’où je veux nécessite prise d’avion), je vais pas dire non à trois semaines de soleil pour faire l’ado 666, alors que j’ai besoin (c’est vraiment physique) de partir chaque été (vous voyez ? Par exemple c’est pour ça que j’adore les gares aéroports eutécé), partir loin quelque part où il fait très chaud, où les gens parlent une autre langue, où je crapahute sur des chemins de cailloux toute la journée en short, où ni la télé ni internet ne me manquent, où je peux griller sur un rocher en méditant (sisi) - encore une fois c’est rapport à mon idéal esthétique à la con, je passe mon temps à collectionner des photos de filles de dos face à la fer avec les cheveux au vent, et le faire moi me donne l’impression que ma vie est un peu jolie - wait a minute, pourquoi je m’embarque à raconter ça moi ?
BON donc bref, si la Croatie est dans l’état où je l’ai laissée il y a 8 ans, la mer doit toujours être aussi parfaitement transparente, avec un peu plus de touristes allemands.
Et par le fait pas l’internet pendant ce temps donc, c’est pour ça que je vous informe.
Du coup j’emporte toujours trois tonnes de livres, j’ai commencé Gonzo Highway d’Hunter S. Thompson (Las Vegas Parano) qui est en train de me retourner la gueule, je vous en parlerai plus longuement quand je l’aurai fini je pense, enfin donc si vous cherchez quelque chose à lire achetez donc ça.

Donc, à part quelques apparitions furtives possible, see ya dans trois semaines.

Photo


(edit)
Vite fait la flemme d'uploader les mp3:
- Stand on the word - Oui, c'est juste une reprise bien rafraichie, oui, aucune inventivité, oui, on dirait D.A.N.C.E, mais flûte, ne renions pas notre plaisir (ces enfants, encore!)
- Walking on air - Encore un truc douteux , je sens confusément que c'est mal d'aimer, mais l'atmosphère me plait (de la chanson hein, pas de ce clip ridicule, on dirait Isabelle de Secret Story), et dites moi si ça vous rappelle pas quelqu'un à 2'40 ? Sur les "all around" l'élève a rattrapé le maitre.
- Teenage color - Je vous dis pas comment je suis en boucle sur College en ce moment, si vous avez pas encore la bande-son de votre été, College est parfait.

01/08/2008

82. Electromind 08 à Montpellier, par un blogger stagiaire.


Certains d’entre vous (certaines surtout) sont déjà familiers avec mon poteau Antoine qui est la plupart du temps mon mate de concert. Comme sa culture musicale dépasse largement la mienne, je lui enjoins régulièrement de faire lui-même un blog, mais ce serait perdre un peu de sa dignité puisque pendant tout le lycée il s’est foutu de ma gueule avec mon skyblog. Mais l’idée fait son petit bonhomme de chemin (huk huk (ceci est un rire troll)), et depuis le congrès de Solidays, IL EN EST, et voilà qu’il me sort l’air de rien "oui j’ai écrit un ptit 'article' sur le festival à Montpellier." HAHAHAHAHA ! Y va craquer.
Donc là il est encore dans le sud à faire du stop toute sa vie et j’ai son autorisation pour publier la chose, ça vous fera un peu de lecture pendant que je serai partie.
Here we go.

‘Le festival se déroulait à côté du zénith, dans un champ, une fois passé les barrières de sécu j’avais l’impression de voir en vrai les photos de Benicassim ou du Sonar; on se précipite sur la première scène pour Teenage Bad Girl (apparté tiens, et là c’est Manon, ça me fait penser que Reeloo l’autre fois a parlé pendant 10 minutes de la chanson Poulette avant de se rendre compte que non, c’était Cocotte. De rien.) qui avaient déjà commencé. Une petite foule présente mais tout le monde bien espacé donc assez de place pour danser (ce qui reste assez rare pour être souligné) et atteindre la scène sans gêner personne. La scène était superbe, des écrans lumineux derrière les artistes et tout autour de la scène, ce qui donnait un rendu aussi beau que les lives de Birdy Nam Nam (on finit par ne voir que la silhouette noire du dj). Les TBG ont bien assuré, du son violent et toujours ces petits passages façon solo de guitare et vocoder. Fin de leur live, on me dirige vers la scène drum’n bass (je traînais pas des pieds mais presque) on se retrouve pile entre cette scène et la scène hardtek, là tu vis pleinement l’expression "ne pas savoir sur quel pied danser". Un dernier coup d’œil sur un remix de Golddiger façon RnB (pas dégueu) et nous revoilà devant la première scène pour Surkiki et le moment le plus intense de la soirée, un putain de set plein de montées jouissives, et toujours sa bonne humeur et sa gestuelle (sa main molle qu’il fait bouger en l’air) (ndlr: lol), et le Let me back up de Rimini qui fait plaisir. Yuksek s’en suit, on apprécie le début avant de se reposer un peu pour la suite. Après avoir croisé 200 filles sublimes (comme tout au long de la soirée) on se rend à la scène principale, trop belle avec une pyramide de lumière à la Daft Punk et d'énormes anneaux en l’air qui entouraient les groupes (ndlr: je vais youtuber ça ça a l'air joli). Dj Muggs (le dj de Cypress Hill) finissait, passant d’Eurythmics à Justice en passant par Public Enemy. Modeselektor arrivent avec leurs basses rebondissantes, et une idée bien cool: secouer une bouteille de champagne en même temps qu’une montée de son et l’exploser sur le public quand le gros son part. Ensuite Digitalism, un seul gros problème; des basses beaucoup trop fortes qui couvrent tout le reste pendant les ¾ du concert, et 2e petit bémol: le t-shirt sans manche du petit teuton. M’en fout ils ont fait Homezone, trop bien, et même en la personnalisant "I had the biggest party ever in Montpellier", le tuning de la chanson en quelque sorte.
2 a.m, l’heure est grave, tout le monde est tendu, sur le pied de guerre, dans 5 minutes arrive le meilleur dj du monde, oui monsieur Guetta. L’ambiance était vraiment étrange, tout le monde attendait les bras croisés et le regard inquiet; le peuple voulait juger la bête. Il finit par arriver avec sa tête de blondinet souriant, commence par Thrills et enchaîne avec des titres electro pour club sponso Smirnoff, pas horrible mais pas spécialement efficace, le public bougeait à peine les hanches. La peine de mort n’a pas été réclamée, juste les oubliettes on va dire.
Un dernier tour devant chaque scène et on s’arrache, à la sortie du parking un van passe avec les Digitalism devant, je fais un signe de respect (ndlr: un signe de respect? Tu t’es mis au garde à vous ?) au gros brun moustachu qui me répond par un grand sourire. Et il suffira d’un pouce levé pour que la première voiture qui passe nous ramène en ville.’

Fin de citation. Ça avait l’air pretty cool.

Photo