24/03/2009


Qui eut cru que des trucs constructifs sortiraient de ces temps de n'importe quoi. Toujours pas de cours, toujours des journées à glander au soleil, des soirées à picoler et des lendemains avec des nouvelles constellations de bleus aux origines floues, mais de tout ça se dégage qu'obviously j'ai mes partiels, un bf, un travail pour cet été et un plan pour l'an prochain (parce que quand même la fin de mes trois années de fac inutiles approche). J'ose à peine y croire moi-même, d'avoir d'autres raisons de me réjouir que les habituels concerts-cools-à-venir ou un autre tatouage dans trois semaines (enfin bon, can't wait quand même). Des raisons non superficielles. Surtout qu'il semblerait que je vais finalement finir là où j'ai toujours senti que je devais aller: en école d'arts. Appliqués pour être précise, alors j'ai plus qu'à pondre 666 dessins supplémentaires pour mon dossier et si je suis admise attends toi à entendre parler de format raisin ailleurs que sur le blog d'Elen.
J'ai plus qu'à changer d'appart et en trouver un aux murs blancs avec des grandes fenêtres, et tout ira bien.


Photo autolux.deviantart.com

18/03/2009


Bon, je sais que je ne suis pas une véritable PLACEBO GIRL comme Jude ou Elo, je ne les ai pas vu un nombre incalculable de fois en concert (zéro en fait, faudra penser à y remédier), mais ça fait quand même 8 ans que j'écoute et j'ai suivi leur évolution, ils ne m'a pas échappé qu'ils viennent de passer quelques temps dans le creux de la vague, ça devenait mou du genou et de l'émotion.
Jusqu'au 17 mars 2009 où leur nouveau single a été diffusé nuitamment.
Et putain, ils se sont méchamment repris en main, ça fait plaisir. J'en ai eu, comme dit Sinclair, le poil tout rebroussé.


(1, 2, air de famille.)

Pendant que je suis là, je trouve ce truc assez rigolo. En gros c'est une étude très sérieuse qui compare les résultats à je ne sais quel examen selon la musique que les jeunes écoutent. Et c'est notre ami Lil Wayne qui arrive bon dernier, ça va, j'écoutais pas.
Par contre que les gens qui écoutent U2 soient plus intelligents que ceux qui écoutent Tool, je trouve ça bien triste.

Photo par Bastien Lattanzio.

12/03/2009


D E L I Q U E S C E N C E.


Ce mot me trotte dans la tête ainsi depuis quelques temps, oui comme ça en majuscules (capital letters printed in gold), ma vie est en déliquescence, nos vies sont en déliquescence. Ça fait des semaines qu'on a plus cours, la fac est bloquée, j'ai pas travaillé 30 minutes depuis un mois, mes seules activités se résument à me lever tard, choisir comment me saper, angoisser un peu et procrastiner, sortir, me coucher tard, tout mon fric part en clopes, junkfood à n'importe quelle heure et alcool. Nos journées se passent en AG, en manifs, on passe notre vie en grosse bande à aller boire des apéros puis à faire des soirées, plus personne n'est sobre (un nombre contestable de gens me disent que la vague de n'importe quoi dans leur vie a suivi ma rencontre), on vit les séries teenage qu'on regarde. Entre nous et Skins y a plus trop de différence, le week-end dernier on a passé la soirée dans une émeute géante avec 500 personnes et ONZE charges de CRS, on a couru, on a crié, on s'est fait gazer (ça fait mal putain), on s'est senti un peu rebelles dans nos cœurs d'adolescents. Les couples se font et se défont, on gossipe toute la journée, tout le monde baise à tire-larigot (avec tout le monde) avec le tas de complications que ça entraîne, des rigolotes, des très graves. Presque plus de soirée sans larmes. On a l'impression qu'on vit, mais c'est plus wasted que jamais si tu veux mon avis. Ça m'atterre un peu mais finalement c'est mes derniers mois de fac qui se profilent, autant jouer le jeu à fond, je sais pas où on va mais GAME ON.


Suite au prochain épisode, et vu tout ce qui se passe, j'aimerai bien lire dès maintenant mon prochain post.


PS: Little Boots + Fred Falke = rêve éveillé.
PPS: hier Bertille Goldy nous a chanté Léa Castel.