28/04/2009


Vivement le Printemps de Bourges pour "boire des bières assis dans l'herbe" que je disais, laisse moi rire. Il a fait beau jusqu'à ce qu'on arrive, il a plu sans interruption quand on était là, et la pluie s'est arrêté à notre départ. Pluie qui nous a littéralement fusillé le festival. Avoir froid la nuit, patauger dans la boue, rester cloîtré toute la journée : fun. J'ai atteint le point de non-retour du craquage alors qu'on arrivait au Phénix en retard, à 10 sous la pluie, tous dégoulinants et grelottants, que j'avais toujours pas ma place ni de clopes (pour un concert de neuf heures ça a son importance), et que j'ai entendu à l'intérieur Izia (que je voulais absolument voir) chanter Back in town (ma préférée) et compris que no matter how on la raterait vu la longueur de la queue à l'entrée.
Détresse.
A partir de là on a retrouvé le reste de nos amis, qui faisaient eux aussi pitié/peur avec le maquillage qui coule et les cheveux collés par la pluie, on a accepté notre sort et ça a été mieux.
45 minutes plus tard après une attente humide, quelques pom'potes remplies de vodka et une course effrénée au service pipi&cie, on a enfin pu rentrer, s'ébrouer et tordre nos fringues pleines d'eau.
Et voir des concerts éventuellement
Dans le désordre : 80kidz, Shinichi Osawa, les Noisettes (la chanteuse est vraiment super bonne)(non, pas de considération sur la qualité de la musique), les Naive New Beaters (Ah !! Trop bien eux.), puis on a changé de salle pour s'infliger volontairement les Ting Tings, l'astuce étant de remonter lentement 5000 personnes vers le premier rang pour Ghinzu.
Donc les Ting Tings ça casse toujours pas trois pattes à un canard, mais RAB, puisque main dans la main nous avons formé une petite chenille qui sous le commandement expert de Jude s'est faufilé jusqu'à la BARRIERE.
J'osais à peine y croire. Et quand les belges en costard noir sont rentrés sur scène, je crois que j'avais pas été aussi émue depuis euh, Muse au moins.
Et ça a duré 15 minutes (enfin j'ai eu l'impression) mais c'était magnifique, et j'ai vu THE DRAGSTER WAVE au premier rang et les gorilles de la sécurité nous ont laissé fumer, perfection, j'aurais pleuré si elle avait duré une minute de plus.
Par contre ni Blow ni Jet Sex.
Après y a eu de Crécy et son cube, qui nous a encore défoncé les yeux comme les oreilles, puis Yuksek qui s'est révélé chiant comme la pluie, faut qu'il révise son concept de live tout seul avec ses synthés et son micro et quatre ampoules derrière. ON S'EMMERDE MEC.
Mais on est tous resté parce que tout le monde voulait absolument voir Birdy Nam Nam. Ça a mal commencé, ils ont tout coupé au bout de deux minutes de Red dawn rising, "désolé, gros problème technique", après quoi ils se sont agités derrière leurs platines entourés de techniciens pendant 20 minutes, avec un Lil Mike complètement bourré et excédé qui se répandait en excuses entre deux clopes et une rasade d'alcool.
C'est enfin reparti, beaucoup trop de basses, beaucoup trop fort, notre corps entier vibrait en rythme, pas que nos tympans. Mais du coup c'était très, très puissant.
Après y avait Digitalism, mais j'ai décidé de me barrer parce que bon, je commence à les connaître quand même, et il se faisait tard.
Retour sous la pluie, dodo en grelottant, réveil difficile, nettoyage des bouteilles vides et restes de raviolis solidifiés en assiette, the end.


Photo Jseb Deligny.

22/04/2009

Off off off with your head dance dance dance til you're dead


Depeche Mode - In chains
Globalement je suis pas super fan de leur nouvel album, qui sonne encore trop 80s à mes esgourdes délicates. Restent quand même deux trois morceaux plus modernes et sexy qui auraient pu figurer sur l'album solo de Dave Gahan (que j'ADOOORE), dont icelui.

Dusty Kid ♥♥ Nemur (Walls of guitars)
Ca fait déjà un certain temps que son fa-bu-leux America me berce, l'album est sorti ce mois ci et il fait déjà partie de ceux qu'on met en fin de nuit, dans le noir, à se rendormir et se réveiller à chaque titre un peu plus venere, à plus savoir quelle heure ni quel jour on est.
Bien évidemment je met le seul titre qui n'est pas représentatif de ce que je viens de dire, le dernier du disque, qui nous a fait émerger laggle de l'oreiller "Ben y a un featuring des Jonas Brothers ou quoi?" "J'aurais dit Oasis pour la guitare" oui, aussi. Je t'en dis pas plus, mais je l'écoute en boucle depuis.

Paul Kalkbrenner Gebrunn gebrunn
Ce morceau au titre barbare, c'est celui qu'on entend ici. Encore une fois un trailer sans aucun dialogue qui me retourne laggle (cf. celui de Naissance des pieuvres). Et si quelqu'un, PAR HASARD, sait où trouver le film, je suis cliente.

IAMX - I am terrified
Quelque part j'assumerai jamais vraiment d'aimer ces chansons tristes et pompeuses d'IAMX, avec ce piano si particulier (cf This will make you love again par exemple), mais bon dieu, écoute moi ce refrain.

Archive - Words on signs
Archive malgré des prises de directions parfois un peu bizarres, ça reste des morceaux déprime increvables et un de mes souvenirs de concert les plus intense et mystique, alors je m'attendais à mieux en écoutant Controlling crowds. C'est toujours coolos maaaaais aucun morceau d'anthologie comme sur leurs premiers albums.

Peaches I feel cream
L'album est à la hauteur de la palanquée de producteurs qui ont bossé dessus et sent le cul comme pas possible, comme toujours avec la madame poilue.

Kasabian - Underdog
Eminem - We made you
Izia - Back in town
DatA - One in a million

Il fait beau et à 40 bornes de chez moi le Printemps de Bourges a commencé, encore 3 jours avant d'enfin se retrouver tous et boire des bières bon marché assis dans l'herbe.
Et surtout, je vais enfin voir Ghinzu \o/.

13/04/2009


Les cours sauvages qui reprennent peu à peu, l'annonce qu'on va être blindés de boulot jusqu'en juin pour rattraper, des heures de torpeur au lit à écouter de la house planante avec ma bouillote humaine, une soirée sur un stade de foot dans un bled inédit, la prise de conscience qu'il me reste deux semaines à être une teenager (trop peur), un deuxième tatouage, la rencontre de Maviou (de Mamzel&) sur le parking d'une boite dans la zone industrielle de Roche-Corbon, le retour de l'angoisse de l'avenir un peu, Automatic D. puis Elen à Tours (et les guests bloggers continuent le ouikend prochain \o/), un dimanche de beauf (basket kebabs et une bande-son telle que Oh taspé taspé ou Moi et ma bite), encore quelques petits dramas affectifs, 35 personnes dans mon petit appart, flics, tapage nocturne et interdiction par ma proprio de refaire toute soirée chez moi, une morsure de dents humaines sur mon bras qui passe par toutes les couleurs depuis 10 jours, voilà à peu près pour le début avril.



(oui les url sont hétéroclites mais mon wifi fait chier à fond alors je fais de la récup de liens.)
1) Alors ça, ça m'énerve (comme Helmut Fritz). Quand t'as enfin un nouvel album en entier et qu'il s'avère que les meilleures sont les chansons que tu connaissais déjà. Le nouveau Saez est sorti dans le silence général, j'en pouvais plus parce qu'annoncé comme "retour au rock et à l'anglais" et que Killins the lambs (elle est dans un post précédent me semble-t-il) me rendait dingue depuis presque un an. Alors ouais, bon, en anglais oui, "rock" oui, un style très très proche du premier album, mais vraiment pas de quoi se taper le cul au plafond. Autant réécouter Jours étranges si c'est ça.

2) Toujours dans les grands retours, nouveau Ghinzu, et nouvelle semi-déception. Il est très bon, mais dans le même style et surtout pas meilleur que Blow. Exemple, This light, 'achement belle et tout, mais n'arrivera jamais à la cheville de ça. A noter le morceau-craquage-de-slip Je t'attendrai, oui, en FRANCAIS, qui ressemble clairement à du Joe Dassin (texte voix et mélodie) sur une instru Ghinzu. Weird.
3) Rien qu'une basse, des percus martiales et une voix de fille mignonne, c'est torché en 2 minutes 20 et c'est vachement bien.
4) Album qui trainait depuis un bail dans mes "à écouter", grand bien m'a pris de le faire enfin. C'est beau. Je sais pas pourquoi ce morceau me fait penser à Jeff Buckley en fille.
NON MAIS PREND VRAIMENT C'EST VRAIMENT BIENBIENBIEN hein.
5) Remix plus tout jeune et qui a bien fait son buzz déjà, mais vu que je l'aime d'amour et qu'on ne passe pas une soirée sans le mettre, bim. Le morceau qui donne le plus la dalle de l'année so far, mille fois plus booty call que l'originale.

Photos par Gille Krivich.


06/04/2009



La semaine commence et je suis sortie acheter des clopes faire un tour, histoire de m'aérer un peu après le marathon 4jours4cuites qu'on vient de se faire. Il fait putain de beau et doux, j'écoute ce morceau de Robert M (non mais honnêtement, Robert) qui me transcende, je marche en rythme bien entendu. La place des Halles est pleine de ces arbres à fleurs blanches que j'adore, et lesdites fleurs commencent à s'éparpiller un peu aux alentours, le sol en est recouvert. Un gros coup de vent soulève un kilo de pétales qui tourbillonnent dans le soleil sur toute la place, la chanson est aux alentours de 3'50 au moment où l'orgasme auditif me fait fermer les yeux (en marchant dans la rue sisi), il est 15h14 et je me dis que là, maintenant, tout va vraiment bien.


Les bloggeurs heureux, c'est vraiment la plaie, aussi je vais fermer ma gueule.



Photos par Brett Lloyd, qui a bien de la chance comme mec.