21/11/2009


Putain, qu'est-ce qu'on rigole en ce moment. Donc mon pc est toujours cassé (ainsi que ceux d'Adélie et Maxime, ce qui nous amène à un unique mac pour 4, dur), mon lecteur mp3 est cassé, l'objectif 50mm est cassé, mon code va bientôt atteindre sa péremption de 3 ans et je suis trop PAS en mode je dois absolument passer le permis, ET voilà que cette semaine, après la chouille de trop (je bats ma coulpe), l'agence a gentiment appelé pour nous annoncer que "suite a de trop nombreuses plaintes des voisins, la loi nous oblige à entamer une procédure d'expulsion." HE HE HEEEEEEY chapeaux pointus zé cotillons. En fait on a appris dans la même journée que depuis qu'on est là, le quartier vit dans la terreur, que tous les voisins appellent sans arrêt les flics (ou la proprio, vu que c'est la mafia et qu'ils se connaissent tous), qu'ils lui racontent qu'on vit en permanence à 6 ou 7 la ndans, et que les ouvriers qui sont venus réparer des trucs (qui étaient venus sans outils, on aurait du flairer l'embrouille) étaient en fait des taupes qui on dit à la proprio qu'ont avait ruiné sa maison et qu'elle était dans un état de dégradation et de squatt innommable.
Cimer.
Et alors la proprio est venue tout spécialement de Deauville pour constater qu'on en avait vraiment fait un tas de ruines fumantes. Bien déçue du voyage, jte le dis, vu que la maison est nickel et dans un meilleur état que quand on l'a eue.
Elle nous a néanmoins fait un one woman show de par sa simple apparition, chemisier bleu clair, chignon tiré, perles aux oreilles, la trentaine, sèche, méprisante, paternaliste, désagréable au possible, mal baisée quoi.

(Ils nous ont tellement mis la pression que j'ai peur qu'ils tombent un jour sur cet article)

BON et vu qu'en fait elle n'a rien pu prouver du tout, on sait pas ce qui va nous arriver.

Passons.




Liens n'importe comment, mais les trois sont IMMANQUABLES. Ui.

11/11/2009

Espèce de moule à gauffres


He ben je m'arrête plus dites donc.

Hier soir en me couchant j'ai écouté le dernier Biolay pour la première fois. Double album, 23 titres, je comptais pas tout écouter mais j'ai été obligée, en fait, vu qu'une chanson sur 2 est fantastiquement belle.
Puis j'ai rallumé la lumière, saisi mon petit carnet, et écrit dedans :
(blablablabla)...
mais les plus belles chansons sont plutôt douloureuses. Ses textes m'ont réactivé quelque chose, une tristesse profonde, un truc indéfinissable en rapport avec ce fantasme, cette fascination pour une vie torturée d'écrivain maudit, avec des gens fatigués à l'intérieur, des errances dans Paris la nuit, des baises désespérées, trop de tabac, d'alcool, d'insomnie, des amours excessives et possessives, des cernes, tout ça est plutôt confus et indicible, je me comprend. L'évidence m'a frappé telle la claque, tout ça n'existe que dans les films ou dans ce que la musique t'évoque. Bien sûr ces situations existent dans la vie réelle, mais quand c'est dans la vie réelle, c'est juste triste et laid. J'ai versé quelques larmes à cette idée. La vie réelle ne peut pas, ne pourra jamais avoir la beauté qu'elle a quand on la filme, quand on l'écrit ou qu'on la prend en photo, qu'on la dessine etc. C'est affreusement déprimant.

Je crois que la suite logique de ma pensée aurait été un truc sur l'immortalisation de la vie qui a l'air d'être un truc vachement important pour moi (note-à-benêt: penser à faire une psychanalyse), mais je m'ai endormie. Bon il était 2h du matin et j'étais moi-même dans ce truc "pas dodo et clopes at night", je me suis un peu emportée, en relisant ça de jour et calmée ça me parait plus aussi angoissant.
Mais quand même.

Benjamin Biolay - Jaloux de tout

Faut que j'arrête de raconter des trucs aussi perso sur un blog dont l'adresse est sur mon profil facebook, putain.
(photo NoirFeu / deviantart).

09/11/2009

We've got the love


Dieu bénisse JD Beauvallet, grand manitou des Inrocks, son neveu et toute la lignée des Beauvallet, qui nous ont fourni deux pass pour Florence & the Machine samedi alors que la Cigale était complète depuis des semaines.
Parce que bon, si d'une jambe les trois premières parties étaient carrément quelconques et qu'on a du partir avant Passion Pit, de l'autre coude Florence Welch nous a mis TROP CHER et a confirmé qu'elle était vraiment une déesse.
J'emploie un terme religieux parce que vraiment, elle était pieds nus en longue robe noire (je suis déçue de pas avoir vu de combi à paillettes d'ailleurs), elle a fait toute la première chanson (Between two lungs) debout immobile, y avait vraiment un truc de la veuve corse ou de l'apparition divine, un truc fascinant, mystique, magnétique, on pensait pas une seconde à regarder les musiciens.
Les micros merdiques ont noyé la voix de tous les autres chanteurs, mais pas la sienne, je pense qu'elle aurait pu chanter sans micro d'ailleurs, j'ai jamais entendu un voix pareille. Bett Ditto est à terre.
Voilà elle a expédié les trois chansons que j'aime le moins en premier, c'était déjà merveilleux, alors imagine le reste, Dog days, The blinding, COSMIC LOVE, tout ça. Amour intense. Le public qui avait mollement applaudi les groupes précédents était littéralement en extase (divin, encore), Florence avait le sourire jusqu'aux oreilles, l'air très étonnée d'avoir un accueil pareil (je fabule pas, j'ai vu une vidéo où elle le dit, nananère et pan), elle nous a fait sauter dans tous les sens (le sol de la fosse est monté sur ressorts, ça fait un drôle d'effet je te dis), et pis euh, voilà je crois, c'était grand, c'était beau, elle remet ça le 24 février au Bataclan, j'y serai, tu peux me croire.
The end.

(pis j'ai mis le reste des photos sur mon canalblog également.)

05/11/2009

Le nippol qui dit bonjour au gravier


Telle que tu me vois, je viens de passer 10 jours à Coventry, UK, et je me sentirai parée pour faire un article à la Elen, période au pair, à parler des allées et venues entre Tesco et Sainsburry's, du bon goût naturel des anglaises qui sortent la chatte au vent tous les soirs (particulièrement pour Halloween qui est une excuse pour sortir impunément en rue en culotte à pompon et oreilles de lapins), comment je m'ai cru Effy à fumer ma clope appuyée sur le muret devant nout' maison en briques rouges alignée avec plein d'autres maisons en briques rouges, ou de ma torture incessante à Topshop, Dorothy Perkins ou Selfridges (EN PLUS, dans ma cassette du concert des Spice Girls à Istambul, Emma disait qu'elle allait tout le temps à Miss Selfridges, j'étais grave impressionée d'y être enfin j'peux te dire) et compagnie, devant des paires de chaussures à pleurer à perte de vue, et du sequin, et du clou, et des plumes, et des fourrures diverses partout, ou de mon petit passage d'angoisse à la vue de l'avion de Barbie trop minus dans lequel je suis revenue...
Mais en fait j'ai passé les trois quarts du séjour sous la couette, à écouter malgré moi le coloc d'en dessous chanter très faux sur Akon (imagine le en pyjama Homer Simpson, danser en mettant des petits coups de reins dans l'air), donc non.

A part ça samedi je vais voir La Roux, ah non attend elle a annulé, Boy Crisis, ah non attend izon annulé, reste (si une gastro ne les terrasse pas tous d'ici là) Passion Pit et FLORENCE AND THE MACHINE. Ca a intérêt à me retourner la gueule, vu le prix.
Par contre j'ai une place bizarre qui va m'assurer premier rang, photos, et assistage aux balances. Cool.

En attendant mieux (j'ai vraiment trop de retard de blog, j'ai même pas parlé du concert de Patrick Wolf), je te laisse avec une vidéo bien vieille que je montre à tout le monde depuis une semaine, en précisant que j'avais presque pleuré la première fois.
Bisous bisous.



#87.2 - YEASAYER - 2080
envoyé par lablogotheque. - Clip, interview et concert.