11/11/2009

Espèce de moule à gauffres


He ben je m'arrête plus dites donc.

Hier soir en me couchant j'ai écouté le dernier Biolay pour la première fois. Double album, 23 titres, je comptais pas tout écouter mais j'ai été obligée, en fait, vu qu'une chanson sur 2 est fantastiquement belle.
Puis j'ai rallumé la lumière, saisi mon petit carnet, et écrit dedans :
(blablablabla)...
mais les plus belles chansons sont plutôt douloureuses. Ses textes m'ont réactivé quelque chose, une tristesse profonde, un truc indéfinissable en rapport avec ce fantasme, cette fascination pour une vie torturée d'écrivain maudit, avec des gens fatigués à l'intérieur, des errances dans Paris la nuit, des baises désespérées, trop de tabac, d'alcool, d'insomnie, des amours excessives et possessives, des cernes, tout ça est plutôt confus et indicible, je me comprend. L'évidence m'a frappé telle la claque, tout ça n'existe que dans les films ou dans ce que la musique t'évoque. Bien sûr ces situations existent dans la vie réelle, mais quand c'est dans la vie réelle, c'est juste triste et laid. J'ai versé quelques larmes à cette idée. La vie réelle ne peut pas, ne pourra jamais avoir la beauté qu'elle a quand on la filme, quand on l'écrit ou qu'on la prend en photo, qu'on la dessine etc. C'est affreusement déprimant.

Je crois que la suite logique de ma pensée aurait été un truc sur l'immortalisation de la vie qui a l'air d'être un truc vachement important pour moi (note-à-benêt: penser à faire une psychanalyse), mais je m'ai endormie. Bon il était 2h du matin et j'étais moi-même dans ce truc "pas dodo et clopes at night", je me suis un peu emportée, en relisant ça de jour et calmée ça me parait plus aussi angoissant.
Mais quand même.

Benjamin Biolay - Jaloux de tout

Faut que j'arrête de raconter des trucs aussi perso sur un blog dont l'adresse est sur mon profil facebook, putain.
(photo NoirFeu / deviantart).

2 commentaires:

is a dit…

ibidem. ça marche pas.

(A quoi bon vivre autre part que dans un roman de Nicolas Rey?
Dans un de ses "romans", ce charmant petit enfoiré fait boire quatre Leffes à son "héros" avant de le faire se lever sur la table, au milieu du café, pour réclamer l'attention des autres consommateurs. "Mesdames et messieurs, je suis très amoureux et j'ai besoin de votre aide." qu'il dit avant de donner une rose à chacun des quidams, qui l'offriront tout au long du trajet de la belle qui sort de sa pharmacie pour rentrer dans son trois-pièces.
Quand moi je me suis levé, d'abord personne ne m'a regardé. J'ai essayé d'attirer leur attention mais ma voix s'est étranglé dans ma gorge. Le garçon n'a même pas eu besoin de me demander de descendre, j'ai laissé l'argent sur la table et je suis sorti sous quelques regards "c'est-qui-ce-type..." en me jurant qu'on ne m'y reprendrait plus, puis on m'y a repris.)

Audrey a dit…

Bonsoir,

Je vous prie de m’excuser. Je n’ai malheureusement pas trouvé comment vous contacter autrement que par commentaire.

Je souhaitais vous faire découvrir le service Paperblog, http://www.paperblog.fr dont la mission consiste à identifier et valoriser les meilleurs articles issus des blogs.
Vos articles sembleraient pertinents pour certaines rubriques de Paperblog.

En espérant que le concept de Paperblog vous titille, n’hésitez pas à me contacter pour toutes questions ou renseignements...

Tous mes vœux pour cette nouvelle année!

Audrey
Responsable communication
audrey@paperblog.com